Festival confiné : dis-moi dix mots au fil de l’eau…

Ici, les résonances d’un festival en confinement mais néanmoins inventif, poétique et audacieux… et là, une suite d’invitations à prolonger l’écriture, à mouiller sa plume, plier un bateau, inventer de nouveaux mots…

Dis-moi dix mots au fil de l’eau… L’édition 2020 de la Semaine de la langue française en fête, consacrée à l’eau, invite chacun à étancher sa soif des mots !


Échos de la flotte des mots bateaux

Le poète national Carl Norac est le parrain de cette édition 2020, découvrez ses deux premiers poèmes ici.

Sur un bateau à plier, il propose trois impulsions pour écrire au fil de l’eau. 

La première salve de mots-bateaux et de récits aquatiques de tous bords nous est parvenue… En voici la lecture, en salle de bain devant rideau de douche, par l’Amiral Aurélien, qui leur prête sa voix :

Les mots-bateaux

Lectures par Aurélien Martinou2020

Merci à vous lecteurs poètes et joueurs des eaux, merci aux participants des ateliers Farilu avec Catherine Pierard, des ateliers d’écriture d‘Ariane Van Compernolle à la maison de quartier du Dries, des ateliers d’écriture d’Alain Cherbonnier à la maison de quartier des Cités-Jardins, merci à Luc et à notre Capitaine Johnny… Tous les textes ne sont pas encore enregistrés, certains bateaux sont restés coincés au port de l’Espace Delvaux, mais nous continuerons à les clamer à pleine voix et à les publier dès que possible.

Nous vous invitons à continuer à nous envoyer vos mots au fil de l’eau, soit par voie postale (Espace Paul Delvaux – 3 rue Gratès – 1170 Bruxelles), soit par voie numérique (bib.francophone@wb1170.brussels).


Écrire un Thésaurus de l’ “immensité”, avec le Syndicat des immenses

Faute du repas convivial prévu, l’atelier interactif par voie numérique est maintenu !

Votre créativité est appelée à concourir à la richesse du nouveau lexique proposé par le Syndicat des Immenses.

  1. Les mots précaire, SDF, sans-abri ou sans-papiers étant stigmatisants, a surgi la dénomination plus valorisante immense, acronyme de « Individu dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences ». A été redéfinie dans la foulée l’immensité, soit l’« Immersion dans une Merde Matérielle Énorme, Non Sans Impact sur la Trajectoire de l’Émancipation ».
  2. Il y a presque un an est né le Syndicat des immenses.
  3. Très vite s’est imposée au Syndicat des immenses la nécessité de porter son combat également sur le terrain des mots. Pour mieux coller à la réalité vécue par les immenses et donc mieux pouvoir la dénoncer, il faut en effet inventer des mots, en redéfinir d’autres et en bannir certains… et vous allez y contribuer !

Comment contribuer ? Deux possibilités.

Vous transposez le mot immense dans d’autres langues (sauf le néerlandais, l’italien, le roumain et le portugais). Exercice difficile, car il faut respecter scrupuleusement 4 contraintes. Vous pouvez partir du mot Immense, mais aussi de Géant, ou Titan ou… 

Vous inventez des mots – nom, adjectif ou verbe − manquant en français pour dire la réalité vécue par les immenses. Vous trouverez plusieurs aspects de cette réalité à nommer adéquatement dans ce lien 1, ce lien 2 et ce lien 3 (lisez bien, les situations à décrire sont différentes sur chaque carte même si elles s’annoncent avec la même introduction). Exercice difficile, car il faut que le mot inventé sonne bien, français et juste !

Merci d’envoyer vos contributions à syndicatdesimmenses@gmail.com ou à bib.francophone@wb1170.brussels.

Les immenses comptent sur vous !


Des pistes de lectures et de jeux

… à découvrir à l’ouverture des biblioludos, en lien avec les ateliers prévus.

→ Les arpenteurs sur la ligne des eaux, animé par Stéphane Ebner

Le partage de l’eau de Frédéric Lasserre & Sécheresse de J. G. Ballard.

Un essai prospectif et un récit de science-fiction qui entrelacent tous deux les thèmes de l’eau, du changement de régime climatique et leurs conséquences géopolitiques. Un voyage donc, entre le crépuscule et l’aube, entre la fin d’un monde et le début d’un autre…

Encres aquatiques – Les Feuilletés, animé par François-Xavier Van Caulaert

Suivant un fil inédit, un bibliothécaire propose un éventail de livres (romans, documentaires, bd, livres d’artistes), fraîchement imprimés ou épuisés, reconnus ou oubliés… 

Une promenade au fil de pages évoquant l’eau dans tous ses états : pluie, océans, glace, en péril, calme, agitée…

Prochains rendez-vous des Feuilletés à l’Espace Delvaux : 

Mardi 12 mai – de 18h30 à 20h

Où se promène le loup? : En lien avec le thème de la Zinneke Parade, nous partirons sur les traces du loup à travers des pages de romans, d’ouvrages documentaires, de bandes dessinées…

Mardi 9 juin – de 18h30 à 20h

Didier van Cauwelaert : de Alice à Zibal, 38 ans de carrière et une cinquantaine d’ouvrages ! Une découverte ou redécouverte du parcours de Didier van Cauwelaert.

Jeux on ad’eaure / Jeux vidé’eau, animé par Valentin Löfberg

Des jeux pour les plus grands où l’eau s’infiltre et emporte nos pions et nos cartes…

Jeaux on ad’eaure : Jeux de société disponibles à la ludothèque, Abyss / Deep Sea Adventure / Underwater Cities / Cyclades / Captain Sonar / T.I.M.E stories revolution: The Hadal Project / Otys.

Jeux Vidé-eaux : Subnautica / Bioshock 1 & 2 / Flotsam / FarSky / Megaquarium / Islanders / Windward / Bad North / Raft / The Flame in the Flood.

N’hésitez pas à prendre contact avec Valentin, ludothécaire, pour signaler votre intérêt pour un atelier futur, pour l’acquisition de jeux vidéo ou pour tout renseignement : vlofberg@wb1170.brussels.

Imprimés Déjantés ! Atelier du livre, animé par Gaëlle Clark

Ici point d’aquaplanage, les rainures même usées de vos pneus déjantés sont l’outil choisi pour imprimer des voies de papier, puis tracer, dessiner et plier des carnets de route à empocher.

En attendant d’imprimer déjanté, quelques liens pour réaliser les carnets pliés à empocher : 

Ici, un carnet à partir d’une simple feuille de papier.

Ici,  le blog d’une relieuse spitante, plein de ressources et d’idées à faire chez soi…

Ici, une fabrication un peu plus complexe mais très joyeuse, sur le principe de l’échelle de Jacob, qui fait ressembler le livre à une cascade… 

Avec En roue libre, le festival du voyage à vélo.


Parce qu’elle rassure, inquiète, réconforte, inspire, réjouit, soigne, l’eau croise sans cesse nos existences. Elle est un bien commun de l’humanité, inégalement partagé dans le monde : ne parle-t-on pas d’un droit fondamental à l’eau ?

Les mots qui, de près ou de loin, désignent l’eau sont d’une infinie richesse. Dix sont proposés ici, comme autant d’invitations au voyage, à la réflexion, au plaisir, à la poésie. Jetez-vous à l’eau pour vous en emparer ! Spitant (Belgique), Ruisseler (Belgique), À vau-l’eau (Québec), Aquarelle (Québec), Mangrove (OIF), Oasis (OIF), Plouf ! (France), Engloutir (France), Fluide (Suisse), Ondée (Suisse).

http://www.lalanguefrancaiseenfete.be